André, Yves Marie  
Essai Sur Le Beau (Band 1) — Paris, 1763 [Cicognara Nr. 1055A]

Seite: 24
DOI Seite: 10.11588/diglit.28206#0042
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24 E S S A I

leurs. Sa présenee les fait naîtrei
Son approche les anime. Son éloi-
gnement les asfoiblit. Son absence
les fait mourir. Vient - elle à repa-
roître sur l’horizon ? nous sommes
dans l’instant frappés de l’idée du
beau. Et celui même qui est la
beauté essentielle, a cru ne se pou>
voir définir sous une irnage plus
agréable , qu’en disant : Je suis lar
lumiere. La lumiere est belle de son
propre fonds. La lumiere embellit
tout. C’est tout le contraire des té-
nebres. Elles enlaidissent tout ce
qu’elles enveloppent. Or, de toutes
les couleurs , celle qui approche ls
plus de Ia iumiere, c’est le blanc ;
celle qui approche ie plus des té-
nebres , c’est le noir. Notre pre-
miere question est donc décidée par
Ia voix même de la nature. Et ss
l’Orateur des Négres veut paroître

dans
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