André, Yves Marie  
Essai Sur Le Beau (Band 1) — Paris, 1763 [Cicognara Nr. 1055A]

Seite: 25
DOI Seite: 10.11588/diglit.28206#0043
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S U R L E B EA U.
dans une compagnie de Blancs , il
faut qu'il se résolve à n’y servir que
de mouche, pour i’embellir par le
contraste.

Me permettra-t-on de hazarder
ici uneconjefture ? De cette conclu-
sion , qui ne peut être douteuse que
chez les Maures ou en Ethiopie , ne
pourroit-on pas tirer quelque ou-
verture favorable pour juger le pro-
cès des autres couleurs ? Je les ré-
duis toutes à cinq primitives : le
jaune , le rouge , le verd, le bleu ,
& le violet. Ne pourroit-on pas ,
dis-je, en prenant la lumiere pour
la mesure du Beau en cc genre de
beauté, leur donner à chacune le
rang d’estime qu’elles méritent ,
selon qu’elles en approchent plus ou
moins ? D’où il s’ensuivroit, que le
jaune pur seroit placé à Ia tête ,
comme le plus lumineux ; le rouge
Partie /. C

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