André, Yves Marie  
Essai Sur Le Beau (Band 1) — Paris, 1763 [Cicognara Nr. 1055A]

Seite: 32
DOI Seite: 10.11588/diglit.28206#0050
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E s s a t

les vraics tcintes du naturel : quon
apperçoive des majfes de couleurs , oà
Con obferve soigneufement cette amitié,
ou cet accord, qui fe doit trouver cntre
eües : qu'on ajsortijfe habilement les
chairs avec Us drapperies , tes drapperies
les unes avec les autres , les perfonnages
entreux , les paysages , ies lointains ,
eh sorte que tout y paroijfe à L'ceil Jî
artiflement lié, que le tableau semble
avoir été peint tout a une suite , &,
pour ainji dire , di’une même palette de
couleurs.

Voilà justement ce qu’on peut
appeller le roman de Ia peinture.
Mais ce qui n’est qu’un roman par
rapport à cet art, est dans la nature
un phénomène très-commun. Toutes
ces grandes idées de colorisation
parfaite , que nous voyons dans les
livres des peintres plus que dans
leurs tableaux , nous les trouvons
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