André, Yves Marie  
Essai Sur Le Beau (Band 1) — Paris, 1763 [Cicognara Nr. 1055A]

Seite: 45
DOI Seite: 10.11588/diglit.28206#0063
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S U R L E B E A U. 45
suit encore dans rexamendesparties.
On commence ordinairement par les
plus belles : on étend ieur mérite aux
suivantes : & si l’on en rencontre
quelqu’une , qui s’écarte un peu de
la régle, on la voit si bien accom-
pagnée, qu’on lui donne en propre
une beauté , qu’elle ne tire que de
ses accompagnemens. C’est un défaut;
mais un défaut si avantageusement
réparé , que l’on veut bien lui faire
ia grace de ne s’en point appercevoir.
Souvent on va plus loin. On s’en
apperçoit. Mais l’objetoù il se ren-
contre, est un ouvrage de l’art, on
de la nature. Si c’est un ouvrage de
l’art, sorti de quelquemain sameuse,
comrae d’un Rubens ou d’un Raphaës
son défaut changera bien-tôt de nom
& d’idée. On y remarque du génie.
On y soupçonne du mystere. II n’en
faut pas davantage. On le métas
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