André, Yves Marie  
Essai Sur Le Beau (Band 1) — Paris, 1763 [Cicognara Nr. 1055A]

Seite: 49
DOI Seite: 10.11588/diglit.28206#0067
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S V R L E B EA U. 49
analyse. Injucunda, dit-il dans son
traité de la Musique, quibusdatn gra-
dibus appetitui nojlro conciliamus , &
ea primb tolerabiliter, deinde libenter
accipimus. Voilà pour ce qui regarde
le beau qu’on appelle personnel.

Que dirons-nous de celui des
modes ? Combien de beautés arbi-
traires n’ont-elles pas été inventées
pour parer celle qu’on a , ou pour
suppléer à celle qu’on n’a pas ? On
porte en Europe des pendans d’oreil-
les : on y joint, dans Ie Mogol, des
pendans de nez. En France, on se
poudre les cheveux , & on Ies frise
pour les mettre en boucles : en
Canada, on se les grailse pour Ies
laisser pendre sur les épaules. Dans
le nouveau Monde , on voit des
peuples entiers qui se peignent le
visage de verd , de bleu , de rouge ,
de jaune , de mille çouleurs étran-

Partie I, E
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