André, Yves Marie  
Essai Sur Le Beau (Band 1) — Paris, 1763 [Cicognara Nr. 1055A]

Seite: 67
DOI Seite: 10.11588/diglit.28206#0085
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svrleBeau. 67
jétion est temperée par la douceur
de l’affeûion filiale. Ils ne lui naissent
pas tous ensemble , mais succefîive»
ment : voilà le droit d’aînefîe, & en
général celui de l’âge, qui nous inspire
naturellement du respest ôc de la vé-
nération. Ces enfans lui en donnent
d’autres : voilà des familles distin-
guées , mais toutes unies entr’elles
par les tendres noms de freres ,
de sœurs , de proches. Ces familles
se multiplient : voilà des peuples
rassemblés sous divers chefs, mais
tous encore subordonnés à un seuî,
qui étant leur pere commun , de-
meure toujours leur Roi natiu-el.
Ces peuples s’étant encore multi-
pliés de son vivant & sous son
régne, qui fut de neuf cens ans
entiers , couvrent enfin toute la
surfâce de la terre. Voilà les hommes
tûen séparés. Les uns demeurent sur

Fi;
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