André, Yves Marie  
Essai Sur Le Beau (Band 1) — Paris, 1763 [Cicognara Nr. 1055A]

Seite: 92
DOI Seite: 10.11588/diglit.28206#0110
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6)1 E s S A I

adopté ce principe dans toute soiî
étendue. Nous croyons l’avoir suffi-
samment démontré du beau visible.
Faisons - en l’application au beau
jnoral.

On peut considérer l’homme en
deux états : seul, ou en société. II
doit par-tout avoir ce qu’on appelle
des Mœurs. Voyons en quel sens iî
est vrai de dire , que dans l’ordre
jnoralcomme dans l’ordre physique,
c’est toujours une elpece d’unité qui
®st la forme essentielle du beau.

Quand je disque Phommepeut être
considéré seul, je ne prétends pas
«que dans cet état il soit absolument
sans société. Dans quelque solitude
que nous puifîions être , nous avons
ioujours à vivre avec Dieu & avec
jnous-mêmes : c’est-à-dire, que dans
la retraite la plus sombre & la plns
isolée,nous avons toujours un Maî-
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