André, Yves Marie  
Essai Sur Le Beau (Band 1) — Paris, 1763 [Cicognara Nr. 1055A]

Seite: 95
DOI Seite: 10.11588/diglit.28206#0113
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SUR LE B EAU. çÿ
l)iîrez aussi-tôt Ia subordination dans
ioutes les facultés de l’homme, dans
ses afFedtions , dans'ses sentimens :
la subordination y mettra l’accord ,
Faccord la décenee , & le tout en-
semble se trouvera ainsx réduit à une
espéce d’unité , où rien ne se con-
îredit, oii rien ne se dément. Or ,
par les principes du simple sens com-
mun, n’est-ce point-làdans Ies moeurs
de l’homme confidéré seul, ce qu’on
doit appeliergrand, noble , sublime,
beau ? Regner sur soi-même sous
l’erapire de la raison éternelle qui
efl: une , & qui rend tout un.

Suivons i’homme dans la société.
N’est-il pas évident que l’unité y
doitfaire encore Ia véritable beauté
de ses mœurs ? Que ses diseours
soient toujours d’acord avec sa pen-
sée , fa conduite avec ses maximes,
ses masimes ayec le bon scns, son
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