André, Yves Marie  
Essai Sur Le Beau (Band 1) — Paris, 1763 [Cicognara Nr. 1055A]

Seite: 129
DOI Seite: 10.11588/diglit.28206#0147
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S U R L E B EA U. 12.9
Ou le délicat ? N’est-il pas vrai que
e’est-là notre pente naturelle ? II n’y
a point de cœur humain qui osât
m’en dédire. Un sentiment noble &
généreux nous rend un témoignagè
agréable de la stipériorité de notre
ame aux choses basses & terrestres.
Un sentiment fin &c déiicat nous
donne un plaisir pur, qui nous sàisit
sans nous troubler, qui nous pénétre
sans nous consondre. La conclusion
est évidente. Que la noblesie ou la
délicatesse doit regner dans tous les
discours que nous adrefîons à des
hommes , ou plutot , si la matiere
le comporte , l’un & l’autre en-
semble. C’est dans les sentimens
tout le beau que l’on peut souhaiter»
Que dirons-nous des mouvemens
qu’on appelle pathétiques ; c’est à-
dire , des sentimens vifs & animés ,
suivis U pousses, si j’ose ainsi dire ,
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