André, Yves Marie  
Essai Sur Le Beau (Band 1) — Paris, 1763 [Cicognara Nr. 1055A]

Seite: 174
DOI Seite: 10.11588/diglit.28206#0192
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*74 • Essâi

un son tout simple , sec, & instan-
tané } qui n’est proprement que du
bruit, comme celui d’un caillou qui
en frappe un autre ; mais un son ,
qui par la résonance du corps sonore
d’où il part, nous sait entendre ou-
tre Ie son principal, une succestion
de plusieurs autres agréables à l’o-
reille : comme celui du timbre d’une
bonne cloche , celui de la corde
d’un clavecin , ou celui d’une voix
canore qui entonne un air. Je dois
cette idée au célebre M. Sauveur.
Hiji, Acadcm. lyoi.p, 2C)Ç). Mem.

Le son harmonique se divise en
grave &c en aigu. Tout le monde
sçait, que du grave on monte à
l’aigu , suivant l’ordre des notesmu-
ficales, ut, re ,mi ,fa ,sol, la ,Ji ,uts
&C que l’on descend de l’aigu au grave
dans un ordre contraire , ut ,Jî ,la,
fol, sa, mi, re, ut. C’est ce qu’on
appelle gamme.
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