André, Yves Marie  
Essai Sur Le Beau (Band 1) — Paris, 1763 [Cicognara Nr. 1055A]

Seite: 181
DOI Seite: 10.11588/diglit.28206#0199
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S U R L E B EA U. I 8 ï
iencore plus noble : c’est de nous
élever à l’amour du beau suprême.
Finis Mujicce pulchri amor. *

N’en doutons pas , Messxeurs ,
c’est-là principalement qu’elle doit
tendre. Je sçai très-bien que la plu-
part des amateurs de la Musique ne
s’élevent passi haut. Mais pour faire
voir la soliditéde cette pensée , nous
n’avons qu’à considérer la nature
des Jnombres , que nous avons ap-
pellés sonores , ôc auxquels tant de
Philosophes ont attribué toute la
force de l’harmonie. Du moins , est-il
certain qu’ils y entrent pour beau-
coup. II s’agit, pour mettre tout le
monde au fait du beau musical, de
les déterminer par des principes sùrs.

L’expérience nous apprend :

l°, Que tout le reste étant égal
cn deux cordes sonores inégales en

* Aristid. p. i}o. cdit. Mcibom. üwiitns Mnmiiiii

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