André, Yves Marie  
Essai Sur Le Beau (Band 1) — Paris, 1763 [Cicognara Nr. 1055A]

Seite: 182
DOI Seite: 10.11588/diglit.28206#0200
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îSfc E s s a i
longueur , Ie son de la plus longue
est toujours plus grave que celui de
la pîus courte ; que fî l’on allonge
un peu Ia plus courte, le son qu’elle
rendra devient d’autant plus grave,
qu’elle approche plus d’être égale à
la plus Iongue ; enfin, que les deux
sons arrivent à l’unissbn parfait ,
quand les deux cordes parviennent
à être parfaitement égales : d’oùil
s’ensuit, que tout le reste étant égal
dans un instrument de musique à
cordes , le son est au son comme Ia
corde à Ia corde ; & le grand Des-
cartes , qui l’avoit examiné par Iui-
même , en a fait le fondement de
son abrégé de Musique.

2Ç. Que sil’on divise une corde
sonore en i, en 3 , en 4 , en 5 , ou
en 6 parties égales, le son de la corde
entiere & celui de l’une , ou d’un
certain nombre de ses parties ali-
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