André, Yves Marie  
Essai Sur Le Beau (Band 1) — Paris, 1763 [Cicognara Nr. 1055A]

Seite: 183
DOI Seite: 10.11588/diglit.28206#0201
Zitierlink: i
http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/andre1763bd1/0201
Lizenz: Creative Commons - Namensnennung - Weitergabe unter gleichen Bedingungen
facsimile
S U R L E B EA U. l8s
qiiôtes , produiront dans l’oreille
cette impression agréable , qu’on
•appelle consonance. Jusques - là ,
rien de surprenant. Voici üne espece
de paradoxe.

II n’en sera plus de même , si l’on
pousse plus avant Ia division de la
corde , par exemple , en 7 ou en 8
■parties égales. On éprouvera que la
corde entiere &c ses parties ne ren-
dront plus des sons amis & conso-
nans ; mais , si j’ose ainli dire , des
sons ennemis, discordans , rudes, Sc
d’autant plus désagréables, que leurs
rapports seront plus difficiles à dé-
terminer. C’ess un fait attesté par
toutes Ies oreilles musicales, depuis
le fameux Pythagore , le premier
que nous sçàchions qui ait entrepris
de réduire 1 a Musique en art, jusqu’à
M. Rameau , le dernier de nos Au-
teurs, qui en ait traitéun peli à fonds.
loading ...