André, Yves Marie  
Essai Sur Le Beau (Band 1) — Paris, 1763 [Cicognara Nr. 1055A]

Seite: 185
DOI Seite: 10.11588/diglit.28206#0203
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S V R L E B EAU. I.gj
On appelle composées , celles
dont le rapport est plus que double ;
comme celui de i à 3 , qui donne la
double quinte ; celui de 1 à 4, la
double oftave ; celui de 1 à 5, Ia
double tierce, &c.

Le nombre des consonances ne
peut donc être que très-borné. II y
a au contraire une infinité de disso-
nances , mais qui ne sont pas toutes
également désagréables. 11 y en a
même qui ne laisfent pas de plaire ,
ssnon par leur nature, du moins par
le mérite emprunté de qûelques bel-
Ies consonances voisines , ou par l’u-
sage que les Maîtres de i’art en sça-
Vent faire par le moyen du tempé-
rament. Aussi , les Anciens, tout
scrupuleux qu’ils étoient en cette
matiere, n’ont-ils point fait dissiculté
d’en admettre quelques-unes dans
Partlt I- Q
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