André, Yves Marie  
Essai Sur Le Beau (Band 1) — Paris, 1763 [Cicognara Nr. 1055A]

Seite: 191
DOI Seite: 10.11588/diglit.28206#0209
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S U R L E B E A U. 19a
bannissoit à toute rigueur les disso»
nances Ies plus supportables. II y
vouloit par-tout la précifion de la
regle 6c du compas. Mais quelfut le
succès de cette jufiesse trop mathé-
matique ? II réulîit à plaire à la rai-
son , ce qui n’est pas un grand mérite
auprès du peuple ; 6c il ne contenta
pas l’oreille, à qui sa mufique paruî
trop simple , trop seche , trop ab-
straite , ce qui est toujours un grand
défaut.

Après un peu plus d’un fiecle ,
Aristoxene chercha le moyen d’y '
remédier : il trouva le tempérament,
une des plus belles inventions de
l’esprit humain. C’eft-à-dire , la ma«
niere de concilier Ies dissonances
avec Ies consonances par une aitérar
tion modérée des unes 61 des autres,
pour en tirer des accords plus pi-
quans 6i plus yariés. Mais s quoique
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