André, Yves Marie  
Essai Sur Le Beau (Band 1) — Paris, 1763 [Cicognara Nr. 1055A]

Seite: 208
DOI Seite: 10.11588/diglit.28206#0226
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2.oS E s s A I

pour peu que l’on se rende attentis
à la nature des corps sonores, à la
sensibilité de roreille dans le discer-
nement des sons, à ia sîruchire toute
harmonique du corps humain , sur-
tout à la sympathie de certains sons
avec les émotions de notre ame ?
Quatre preuves sensibles que la
Musique n’efl: pas une inflitution
purement humaine , à laquelle il
nous soit permis d’ajoûter , d’ôter ,
de changer tout ce qu’il nous plaît.
N’avançons rien que sur la foi des
expériences les plus incontestables.

Premierement, que nous appren-
nent-elles sur la nature des corps so-
nores ? Le grand Descartes * avoit
remarqué au commencement du
dernier siécle , que le son d’une
corde ne se fait jamais entendre seul,
atais toujours avecson oéîave aiguë.

* Desc, Abrégide la Mus. Chap. de l’ecUve.

Le,
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