André, Yves Marie  
Essai Sur Le Beau (Band 1) — Paris, 1763 [Cicognara Nr. 1055A]

Seite: 210
DOI Seite: 10.11588/diglit.28206#0228
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i r o E s s a i

Quelle doit être la sensibilité de
l’organe qui les distingue avec cette
précision ? Sa délicatesie efi: telle,
que si deux cordes sonores étant
mises à l’unisibn sur un monochorde ,
on accourcit l’une des deux de la
deux milliemepartie de sa longueur,
une oreille juste en apperçoit la disto-
nance , qui n’est pourtant que de la
cent quatre-vingt- seizieme partie
d’un ton. L’expérience & le calcul
sont de M. Sauveur. M. Dodart*,
autre illustre Académicien, les rap-
porte & les confirme dans son ex-
cellent Mémoire sur la formation de
la voix , imprimé dans l’histoire de
ï 700. M. Sauveur ayant fait depuis ,
sur le même sujet, plusieurs autres
expériences , nous donne un second
calcul**, d’oii il infere que la fineste
de l’oreille , pour le discernemenî

* Hist. de l’Acad. 1700. Mém.p. 161.

1713. }ij.
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