André, Yves Marie  
Essai Sur Le Beau (Band 1) — Paris, 1763 [Cicognara Nr. 1055A]

Seite: 211
DOI Seite: 10.11588/diglit.28206#0229
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S V R L E B EA V. 211
'des sons , est environ dix mille fois
plus grande que celle de la vûe dans
le discernement. des couleurs. Doit-
on s’étonner que la Musique ait pro-
duit de tout tems des effets si pro-
digieux ?

On s’en étonnera moins encore ,
si l’on considere que la strufture du
corps humain est toute harmonique.
Je ne dirai pas que les nerfs y sont
îendus sur les os, comme les cordes
sonores sur leurs tables dans un in-
strument de Musique , ni que- Ies
artères y battent la mesure par leurs
pulsations reglées , ni que le coeur
y marque les tems & les cadences
par la justesse de ses balancemens
réciproques. Cette pensée , qui est
peut-être solide , quoi qu’ancienne ,
pourroit ne paroître qu’une imagi-
nation frivole. Je me borne à l’é-
yident.

Sij
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