André, Yves Marie  
Essai Sur Le Beau (Band 1) — Paris, 1763 [Cicognara Nr. 1055A]

Seite: 216
DOI Seite: 10.11588/diglit.28206#0234
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4l<S E s s A l

souffle d’un air mort ? Je crois encore
avoir éprouvé que le i'on d’une corde
de léton , quoique plus harmonieux
à l’oreille, est moins touchant pour
Ie cœur que celui d’une corde cle
boyau. Et en effet, celle-ci étant,
par sa stru£ture, beaucoup plus con-
forme à celle des nerss & des sibres
de notre corps , n’est-il pas naturel
qu’elle ait avec eux plus de conso-
nance qu’un métal dur &c inssexible ,
qui tient toujours un peu de l’aigreur
de sa matiere ? Quoi qu’il en soit ,
il est notoire , par la raison même
de cette conformité , que de tous
les instrumens de Musique , celux
dont les sons sympathisent le plus
avec nos dispositions intérieures ,
c’est la voix humaine. J’en atteste
toutes Ies oreilles un peu attentives.
Une voix canore bien conduite &
bien jnaniée, l’emporte infinimen#

pour
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