André, Yves Marie  
Essai Sur Le Beau (Band 1) — Paris, 1763 [Cicognara Nr. 1055A]

Seite: 217
DOI Seite: 10.11588/diglit.28206#0235
Zitierlink: i
http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/andre1763bd1/0235
Lizenz: Creative Commons - Namensnennung - Weitergabe unter gleichen Bedingungen
facsimile
S U R L E B E A V. 117

pour le pathétique sur les instrumens
les plus sonores. Le son en est plus
vivant, le ton plus net, les accords
plus jiistes , les passages plus doux ,
les nuances plus gracieuses , Ie tem-
pérament plus fin , l’exprestion plus
ammée , le total qui en réiulte plus
moëlleux , si j’ose ainsi dire , plus in-
sinuant, plus pénétrant. Et comment
ne le seroit - il pas , puisque de sa
nature Ia voix humaine doit être
nécessairement plus à l’unissbn avec
l’harmonie de notre corps &c de
notre ame ?

Que tous les Pyrrhoniens dti
monde entreprennent donc tant qu’iî
leur plaira de contredire la raison
&c l’expérience, en attribuant toutes
les regles de la Musique à l’opinion
&C au préjugé : il faut ici, 011 qu’ils
se déclarent sourds, ou qu’ils de-
meurent muets, La nature des corpsi
Tanie 1\ X
loading ...