André, Yves Marie  
Essai Sur Le Beau (Band 1) — Paris, 1763 [Cicognara Nr. 1055A]

Seite: 218
DOI Seite: 10.11588/diglit.28206#0236
Zitierlink: i
http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/andre1763bd1/0236
Lizenz: Creative Commons - Namensnennung - Weitergabe unter gleichen Bedingungen
facsimile
fclS S S S A I

sonores, Ia finesse de l’oreille dans
le discernement des sons, la strudure
du corps humain , si harmonique
dans toute sa composition , la sym-
pathie naturelle de certains tons
avec certaines passions de l'ame ,
sont des preuves invincibles que la
force d’esprit dont ils se font hon-
neur , n’est en ce point, comme en
tout autre , qu’une force de phréné-
tiques &c d’insensés , toujours d’au-
tant plus féconds en raisonnemens ,
qu’ils sont plus dénués de raison.

Concluons , Mestieurs , avec tout
ce qu’il y eut jamais de Mnsiciens
Philosophes , que la Musique n’etl
pas une invention purement hu-
tnaine ; que l’autéur de la natnre en
est le premier instituteur ; qu’il en a
tnesuré les tons , les consonances ,
les accords , à la lumiere éternelle
des nombres que nous appellons
loading ...