André, Yves Marie  
Essai Sur Le Beau (Band 1) — Paris, 1763 [Cicognara Nr. 1055A]

Seite: 220
DOI Seite: 10.11588/diglit.28206#0238
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raio E s s a i

du génie , rien à rinstinfl: du goût J
rien à l’efîor du caprice ? La profes-
sion niusicale est-elle donc faite pour
être ainsi resserrée dans la prison des
régles? Ne seroit-ce pas le moyen
déteindre son feu , que de lui ôter Ie
grand air ? Et interdire ie caprice au
Musicien, ne seroit-ce pas vouioir
Jaannir la quinte de la Musique ?

Non Mefîieurs ; la rigueur des
régtes ne va point jusques-la. Outre
les deux especes de beau musical ,
qui existent, comme nous venons
'tde le prouver , indépendamment de
3a volonté des hommes , nous en
admettons une troisiéme , qui en
dépend en quelque sorte, &c dans
son institution & dans son applica-
tion. J’entens un beau musical arti-
jiiciel , qui après avoir accordé aux
régles éternelles de l’harmonie tout
cg qu’elles demandent absolumeni
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