André, Yves Marie  
Essai Sur Le Beau (Band 1) — Paris, 1763 [Cicognara Nr. 1055A]

Seite: 222
DOI Seite: 10.11588/diglit.28206#0240
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ni E s s â i

nous décîare qu’elles entrent néces-
sairement dans la composition mu-
sicale. Mais parce qu’elles sont en
assez petit nombre , il seroit à crain-
dre que malgré la douceur qui les
accompagne , elles ne vinssent en-
fin à causer du dégoût par Ie retour
trop fréquent des mêmes. tons. II
falloit donctrouver le lecret , ou
d’en augmenter lenombre, ou d’en
relever quelquefois le goût par
quelque assaisonnement. D’augmen-
ter le nombre des consonances , Ies
bornes que Ia nature a prescrites
à l’oreille, y étoient un obstacle in-
surmontable. II a donc fallu se con-
tenter d’en assaisonner Ia douceur
par une espéce de sel harmonîque.
Et où l’a-t ontrouvé ce sel harmoni-
que , si nécessaire, snr-tout dans Ies
grandes compositions , pour en va-
iier les accords, pour les lier en-
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