André, Yves Marie  
Essai Sur Le Beau (Band 1) — Paris, 1763 [Cicognara Nr. 1055A]

Seite: 224
DOI Seite: 10.11588/diglit.28206#0242
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'22,4 E S S A I

sible , ou trop difficile, de Ies sauver
avec adresse en les faisant succéder
par des accords briüans , pour en
couvrir le défaut. En un mot , on a
trouvé l’art de placer tellement Ies
dissonances dans une composition ,
que si elles blessent encore un peu
l’oreille , elles ne la blessent que
pour nous plaire davantage'. II y a
là du paradoxe. En voici l’expli-
cation.

Les consonances étant obligées,
par leur petit nombre , à se répéter
trop souvent , elles auroient à la
longue endormi leurs auditeurs par
«ne harmonie trop uniforme. Que
fait IaMusique pour nous réveiller ,
pour nous tenir toujours en haleine )
Permettez - moi , Messieurs , une
comparaison sensible, pour me faire
entendre à tout le monde. Elle em-
ploie les dissonances dans ses conr
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