André, Yves Marie  
Essai Sur Le Beau (Band 1) — Paris, 1763 [Cicognara Nr. 1055A]

Seite: 234
DOI Seite: 10.11588/diglit.28206#0252
Zitierlink: i
http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/andre1763bd1/0252
Lizenz: Creative Commons - Namensnennung - Weitergabe unter gleichen Bedingungen
facsimile
234 E s s a i

crains pas d’assurer, que ce grand
principe est plus incontestable qu’en
toute autre.

En effet, Messieurs, interrogeons
lebon sens,consultonsnotre oreille ;
que cherchons-nous naturellement
dans une compositionmusicale ? Des
consonances, des accords, un con-
cert, une harmonie par-tout repan-
due: c’est à-dire , unité par-tout. Et
au contraire , qu’est-ce que nous en-
tendons avec tant de peine dans son
exécution ? La détonation d’ttne
voix , Ia dissonance d’une corde ,
ce qu’on appelle un chant faux, les
battemens irréguliers de certains
jnstrumens , la dil'cordance entre les
parties d’un concert ; c’est-à-dire en
3in mot , la rupture de l’unité har-
monique. Disons quelque chose de
plus sensible. Que demandons-nous
à un Musicjcn qui çompose un aix
loading ...