André, Yves Marie  
Essai Sur Le Beau (Band 1) — Paris, 1763 [Cicognara Nr. 1055A]

Seite: 245
DOI Seite: 10.11588/diglit.28206#0263
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îasTembler tout ce que renferme la
moindre de nos Cantates , ou de nos
Sonates. Que Ia Peinture vous re»
présente une bataille : vous croyez;
la voir. C’est le plus grand éloge.
qu’on en puisse faire. Que la Musique
entreprenne de vous la représenter
dans un concert de voix ôc d’instru-
mens : vous croyez y être. On en-
tend sonner la marche des deux ar~
mées ,, battre la charge , bruire Jes
armes,, retentir les coups dont eües
s’entrechoquent, les cris triomphans
des vainqueurs, les tons plaintifsdes
vaincus. II semble que notre coeur
soit le champ de bataille où se livre
le combat. Rien de plus admirable
dans la Peinture que la perspeftive a
qui , sur une surface platte , nous
fait appercevoir des enfoncemens 5c
des lointains , qui semblent fuir à
perte de vûe.. Mais ? dans le vrai s

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