André, Yves Marie  
Essai Sur Le Beau (Band 2) — Paris, 1763 [Cicognara Nr. 1055B]

Seite: 5
DOI Seite: 10.11588/diglit.28207#0013
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surleBëaü'. 's
voir des ottvrages de l’art ou de la
nature qni enlevent notre estime au
premier Goupd’œil, mais ■ dont ies
beautés , quoique réelles, ne sou-
tiennent pas long-tems l’épreuve
d’un regard trop attentif : ils perdent
presque toujours à être considérés
de près. Ici, l’on trouve que les
plus beaux traits ne sont qu’ébau-
chés ; là, qu’ils sont plus que finis :
qu’il y a des agrémens, mais la plu-
part déplacés , ou affeftés , forcés,
ou manqués : qu’il y en a un trop
grand nombre en certains endroits,
qui en demandoientmoins j qu’il y
en a trop peu en d’autres, qui en
demandoient plus. D’où il arrive
quelquefois, qu’après nous avoir
charmés d’abord , ils tombent tout-
à coup de l’admiration dans le mé>,
pris , ou du moins , dans l’indiffé*,
rence ôc dans l’oubli,

A ii)

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