André, Yves Marie  
Essai Sur Le Beau (Band 2) — Paris, 1763 [Cicognara Nr. 1055B]

Seite: 9
DOI Seite: 10.11588/diglit.28207#0017
Zitierlink: i
http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/andre1763bd2/0017
Lizenz: Creative Commons - Namensnennung - Weitergabe unter gleichen Bedingungen
facsimile
svrleBêau. ÿ
par sa nouveauté, par sa difficulté
rnême , qui doit être à l’égard des
bons cfprits plutôt un attrait pour
piquer leur attention, qu’unobstacle
pour la rebuter ? Je commence par
répondre à la premiere question,
qui est le fondement des deux autres.

N’est-ce pas d’abord un étrange
paradoxe , que le beau, dont il sem«
ble que la nature est de pouvoir tou-
jours croître dans les objets créés ,
puisse être susceptible du trop ? C’est-
à-dire , qu’un objet puisse avoir un
excès d’agrémens qui le disgracie,
déplaire par trop de charmes , ô£
par conséquent devenir laid en quel-
que sorte à force d’être beau. Voilà
certainement une contradiôion bien
apparente. Ilfàut la faire disparoître
pour en tirer le vrai qu’elle nous
cache.

Dans les Discours sur le beau.
loading ...