André, Yves Marie  
Essai Sur Le Beau (Band 2) — Paris, 1763 [Cicognara Nr. 1055B]

Seite: 11
DOI Seite: 10.11588/diglit.28207#0019
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surleBeau. 1 2
©n ne peut être ni trop vrai, ni trop
honnêîe , ni trop décent : que dans
la morale, on ne peut trop aimer
l’ordre , Ia vérité , la juffice envers
Dieu & envers les hommes , l’hon-
neur intime de sa conscience , ou Ia
pureté du cœur , sur-tout l’Auteur
de notre être , qu’il esl évident que
nous n’aimerons jamais assez,sinous
ne l’aimons sans mesure. Et il n’est pas
même besoin de penser bien profon-
dément pour en découvrir la raison.
C’est que le beau essentiel, comme
nous l’avons prouvé ailleurs, estun
beau absolu dont la beauté se me-
sure , non par les impressions plus
ou moins agréables que nous re-
cevons des objets, rnais par desre-
gles éternelles , absolument indé»
pendantes de nos opinions & de nos
goûts : celle du beau essentiel sen-
stble , optique, ou musiçal, par les
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