André, Yves Marie  
Essai Sur Le Beau (Band 2) — Paris, 1763 [Cicognara Nr. 1055B]

Seite: 14
DOI Seite: 10.11588/diglit.28207#0022
Zitierlink: i
http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/andre1763bd2/0022
Lizenz: Creative Commons - Namensnennung - Weitergabe unter gleichen Bedingungen
facsimile
£4 E s s A i

sion des nuances, la perspeûive des
personnages ou des autres objets
qui entrent dans la compolition du
dessein ; que par-là , elles nous dé-
robent la vûe distinûe du tout en-
semble ; &L enfin , que c’est la raison
pourquoi ies peintures nouvelles
n’ont jamais cette douceur tou-
chante, ces graces tempérées , ce
çlair-obscur précieux que l’éponge
du tems a donné aux anciennes.

On ne peut austi nier que Ies ou-
vrages d’architefture ne doivent
avoir quelques ornemens pour en
rendre le coup d’œil plus varié, plus
rempli. Les Grecs & les Romains ,
qui sont nos premiers maîtres , ea
ont inventé pour tous les Ordres ,
afin de leur donner à chacun la juste
dose de beauté dont il est capable.
Un corps d’édifice trop nud ne peut
iong-tems plaire àdes yeux délicats.
loading ...