André, Yves Marie  
Essai Sur Le Beau (Band 2) — Paris, 1763 [Cicognara Nr. 1055B]

Seite: 21
DOI Seite: 10.11588/diglit.28207#0029
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S U R L E B EÂ U. 2E
qtii a pour objet le beau moralessen«
îiel , ne peut jamais excéder. Mais
on entend aussi par vertu ( & c’efl: le
sens Ie plus ordinaire ) la pratique
desdevoirs,telle quenous la voyons
dans le3 hommes qu’on appelle ver-
tueux. Jeveuxdire, un certain as-
semblage de vûes qu’ils se proposent,
de mouvemens du coeur , auxquels
ils s’abandonnent, &: d’aftions exté-
rieures qui naissent de ces mou-
vemens. Or, Melîieurs , n’est-il pas
certain , par l’expérience de tous 'es
fiecles , que dans la pratique de la
vertu ces vues de l’esprit peuvent
être faufîes , trop vastes ou trop
hardies ; ces mouvemens du cœur
trop impétueux ou trop ardens ; &
les astions extérieures qui en pro-
cedent, poussees ait-delà des regles ;
qu’elles sont même très-souvent si
peu mesurées, qu’en, accornplissam
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