André, Yves Marie  
Essai Sur Le Beau (Band 2) — Paris, 1763 [Cicognara Nr. 1055B]

Seite: 25
DOI Seite: 10.11588/diglit.28207#0033
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surleBeau.
idans les plus saintes , ily a des bor-
nes, qu’on ne peut franchir sanspé-
ril ? Enfïn , pourquoi nous prêche-
roit-il la sobriété jusques dans la
vertu, si l’excès n’y étoit jamais à
craindre?

Certainement , Messieurs , vous
ne m’en demandiez pas tant pour
denreurer convaincus , que, dans le
sens ci-dessus expliqué, le beau ess:
susceptible dutrop, comme du trop
peu. C’étoit ma premiere question.

Ma seconde , est de sçavoir , le-
quel des deux efl: le plus supporta-
ble ; ou, en casd’option , lequeldes
deux seroit préferable à l’autre ?

Y-a-t-il donc à balancer , me dira-
t-on d’abord , entre le trop & le
trop peu, quand il s’agit du beau ?
Allons aux voix de toute la Com-
pagnie. Est - il un seul homme dans
cette nombreuse assemblée ? En

Partk II, C
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