André, Yves Marie  
Essai Sur Le Beau (Band 2) — Paris, 1763 [Cicognara Nr. 1055B]

Seite: 26
DOI Seite: 10.11588/diglit.28207#0034
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s.6 E S S A I

est-il ün seul dans tout runiversj
qui n’aimât rnieux trop de beauté ,
que trop peu dans sa personne ; trop
d’esprit , que trop peu dans ses dis-
cours , ou dans ses écrits; trop de
vertu, que trop peu dans sa con-
duite , ou dans ses moeurs ? Est - il
même permis de penser autrement ?
Et en beauté, comme enricbesses,
ne vaut-il pas toujours mieux avoir
du superssu , que de manquer du
néceiïaire ?

Le raisonnement efl spécieux. Je
m’apperçois même qu’il a l’avan-
tage signalé d’avoir pour Iui les
rieurs. Mais c’est tout Ie bien qu'on
en peut dire. II ne touche seule-
ment pas au point de la question.
Le voici en deux mots.

II s’agit de comparer ensemble
deux ouvrages de l’art, ou deux
procédés dans les mceurs , non pas
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