André, Yves Marie  
Essai Sur Le Beau (Band 2) — Paris, 1763 [Cicognara Nr. 1055B]

Seite: 28
DOI Seite: 10.11588/diglit.28207#0036
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2.S E S S -A I

sure ? C’esr le sens de notre pro-
issême académique, dont vousvoyez
sansdoute l’extrême utilité par l’in-
fluence qu’il peut avoir sur nos
jugemens , & sur notre conduite.

Le grand Auteur, qui m’en a fait
naître la premiere penlée , m’en
fournit aussi la solution , du moins
en partie. * Ciceron, dans son su-
blime traité du parfait Orateur,après
avoir posépour principe, qu’en toute
chose il y a un point d’excellence, oii
il faut sçavoir s’arrêter , ajoûte in-
continent, qu’il a toujours remarqué
que le trop nous choque plus que
le trop peu : Etji sutis cuiquc rei mo-
dus efi , tamen magis ojsendit nimiiim ,
quàm parùm. Pourquoi ? C’eft ce qu’il
a oublié de nous dire. Mais dans
sontroisiéme Dialoguede l’Orateurj
où il parle des ornemens du discours?

f C c. Orat. a, 7h
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