André, Yves Marie  
Essai Sur Le Beau (Band 2) — Paris, 1763 [Cicognara Nr. 1055B]

Seite: 33
DOI Seite: 10.11588/diglit.28207#0041
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vent être plus éclairés , ou plus
remarqués. Voilà pour ie beau spi-
rituel.

Je suis fâché , Meliieurs , que
l’éloquence de Ciceron ne me con-
duise pas plus loin. Mais pourvû
que vous me falîiez la grace de ne'
pas perdre de vue l’état de ia ques-
tion , il me sera peut-être assez sa-
ciled’appliquer son principe au beau
moral, & de prouver que dans ia
pratique même de la vertu le trop
est plus choquanî ,{que le trop peu,
En pouvons-nous douter, si nous
consultons les sentimens dont nous
sommes frappés à la vue de l’excès ,
ou du défaut que nous remarquons
dans les procédés des personnes
qu’on appelle vertueuses ? N’est-on
pas natureiiement plus choqué d’une
prudence trop rafinée , qui pour al»
Ier à son but risque à être un pen
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