André, Yves Marie  
Essai Sur Le Beau (Band 2) — Paris, 1763 [Cicognara Nr. 1055B]

Seite: 35
DOI Seite: 10.11588/diglit.28207#0043
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S V R L £ B E A V. 3 s
cn est choqué ; c’est la raison, c’essi
la vertu même , parce qu’il est évi»
dent que le trop efl: plus contraire
que le trop peu à ce précieux modus 9
qiti fait en toute chose le point de
la perfeflion : ou, pour m’exprimer
d’une maniere plus sensible, parce
qu’il est certain que les vertus ex-
trêmes sont plus contraires, que Ies
vertus un peu défcûueuses, à la mo-
dération, la seule des vertus , qui
sçache dans la pratique accorder
tous nos devoirs. Enfîn , pour éta-
blir ma proposition par des preuves
de tous les genres , le plus sensé da
nos Poëtes*, qui étoit austx Philo-
sophe , met en question : Si L'honnêts
homme. m foi doit soujsrir des désauts ?
A-t-on jamais mis en problême : Si
rhonnêtî hbmmc en soi doit foujsrir des
excès?

* Despr. Eptt. à M> dc Lam»
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