André, Yves Marie  
Essai Sur Le Beau (Band 2) — Paris, 1763 [Cicognara Nr. 1055B]

Seite: 39
DOI Seite: 10.11588/diglit.28207#0047
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s U R L F. B E A V, 3$
relever, j’ajoûte quelques degrés de
vîtesse à ce qui manquoit à mon
essor , je m’apperçois bientôt que
j’ai trop ajot'ité. Si, pour revenir à
mon point, je soustrais un peu de ce
trop , je retombe , sans y penser,’
dans le trop peu. C’est une espece
de balancement perpétuel qui, dans
la recherche de mon centre , me
porte sans cesse de haut en bas , &
de bas en haut , sans pouvoir me
fixer dans Ia ligne de direftion. Et ,
pour me servir d’une comparaison
peut-être plus juste, nous éprouvons
dans la recherche du beau parfait ,
le sort des Géometres qui courent
après la quadrature du cercle. En
cherchant des nombres pour expri-
mer le rapport précis du diametre à
la circonférence , ils trouvent tou.
jours dans leurs calculs trop ou trop
peu , & jamais assez.
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