André, Yves Marie  
Essai Sur Le Beau (Band 2) — Paris, 1763 [Cicognara Nr. 1055B]

Seite: 49
DOI Seite: 10.11588/diglit.28207#0057
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svkleBeau. 49
le beau moral ? Consultons encore
le principe que nous avons d’a-
bord établi.

C’efl: la difficulté extrême , pour
ne pas dire l'impossibilité, que nous
éprouvons en toutes cboses à saisir
le vrai point de la perfeûion. Diffi-
culté, qui efl: d’autant plus grande
en morale, que les matieres y sont
infiniment plus compliquées , que
dans la pratique des plus beaux arts.
Combien dans la vie n’avons nous
point derapports naturels, soit entre
nous, soit avec les autres êtres socia-
bles , que nous connoissons ? Et par
conséquent combien d’obligations à
rempiir dans les différentes sociétés
que nous avons sur la terre ? Dans Ia
société universelle, qui nous unit à
Dieu & aux hommes ; dans lasociété
humaine en général, qui nous Iie
avec tous les peuples par le droit
Partii II, E
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