André, Yves Marie  
Essai Sur Le Beau (Band 2) — Paris, 1763 [Cicognara Nr. 1055B]

Seite: 59
DOI Seite: 10.11588/diglit.28207#0067
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surleBeav, 59
cipale. Après tant de preuves sen-
sibles de son importance dans les
arts , & dans les mœurs , en peut-*
on disconvenir ? C’est la seule étude
qui nons puisse donner cette qua=*
lité si préciense & si rare , quoiaue
si nécessaire dans la vie pour bien
juger du mérite des objets qui se
présentent sans cesse à notre consi-
dération, ou à notre éleftion ; je
veux dire la justesse : la justesse de
l’ceil, pour bien jugerdu beau visible
dans lès ouvrages de l’art 3 ou d@
la nature : la justesse de l’oreille ,
pour bien juger du beau harmonique
dans un air, ôu dans un concert :
la justesse de l’esprit, pour bien juger
dus beau spirituei dans une piece
d’éloquence , ou depoësie ; si
j’ose ainsi parler, la juftesse du cœur
non seulement pour bien juger du
beau moral dans les aftions des au-
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