André, Yves Marie  
Essai Sur Le Beau (Band 2) — Paris, 1763 [Cicognara Nr. 1055B]

Seite: 79
DOI Seite: 10.11588/diglit.28207#0087
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a sur son cœur. Accoutumé à se.vain-
cre, il poussera aisément sa viâoire
jusqu’à respeder dans les homrnes
les plus indignes la dignité de la
nature humaine. II ne iaissera pas
d’être sensible , & quelquefois mê-
me de le paroître à la vue de leurs
travers , ou de leurs écarts. C’est
une des bienséances que l’on doit
à l’humanité : rnais par l’ascendant,
qu’il a pris sur lui-même, il sçaura
bien se garantir d’une sensibilité
qui attle jusqu’au ressentiment. C’esl
une bienséanceencore plus indispen-
sable , que l’on doit à sa raison. La
plûpart des anciens Philosophes se
moquoient desStoïciens, qui disoient
que leur Sage étoit véritablement
Roi.Voilà un sens où tous Ies hom.-ï
mes doivent l’être.

Premier decorurn , que la nature
nous conrmande à tous en général,

<5 iv,
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