André, Yves Marie  
Essai Sur Le Beau (Band 2) — Paris, 1763 [Cicognara Nr. 1055B]

Seite: 85
DOI Seite: 10.11588/diglit.28207#0093
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s U R L E B E AU. §5

En voyant ces Afleurs , qui forcent la naturej
Vous riez : vous avez raison,

Mais songez qu’à çette peinture
II ne manque que votre pom.

La comparaison de ces deux scènes
pourroit suffire pour nous convaincre
par sentiment, que le decorum de la
personne consiste à ne jamais sortir
de son naturel. Tâchons aussidenous
en persuader par lunstere. Deux prin»
cipes de raison nous le démontrent.
II n’y a que le vrai qui ait droit de
aous plaire. C’est le premier. II n’y
a que le naturel qui soit vrai. C’est
le second. Tout ce qui en sort, tout
ce qui est affeèlé , tout ce qui est
emprunté , tout ce qui est fardé,
porte sur ie front un air de fausseté
qui choque d’abord. Et si nous n’en
youlons pas croire la raison,croyon$.
en du moins l’expérience. Combien
de personnes, d’ailleurs estiotables t
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