André, Yves Marie  
Essai Sur Le Beau (Band 2) — Paris, 1763 [Cicognara Nr. 1055B]

Seite: 87
DOI Seite: 10.11588/diglit.28207#0095
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sukleBs.au.
tîennent pas long - tems. La nature
perce tôt ou tard , & les fait dispa-
roître , ou ne les laisse paroître que
pour en faire mieuxssentir la discon-
venance avec le sujet où elles son£
appliquées.

On peut donc bien s’étudier à
perfeftionner son caraftere , orner
son génie, cultiver, embellir, éten-
dre son talent. On le doit. Ajouter
ce qui lui manque , en ôter ce qui
déborde , sur - tout , en retrancher
ce que la nature pourroit y avoir
laissé de vicieux, pour exercer notre
vertu. Mais en y travaiilant , on
doit aussi travailier à demeurer tou-
jours soi-même. Ne perdons jamais
de vûe la sage maxime de notre Ho«
race Françoïs :

Voulant se redresser , souvent on s’essropie,

Et d’un Origioal on fait une Copie.

«Gopie toujours disgraçieuse, poti|

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