André, Yves Marie  
Essai Sur Le Beau (Band 2) — Paris, 1763 [Cicognara Nr. 1055B]

Seite: 92
DOI Seite: 10.11588/diglit.28207#0100
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$1 E s S A I

jours tnalgré l’égalité de la naturev
nne attention continuelle à l’inéga-
ïité des rangs qui nous distinguentr
Deux attentions , je l’avoue , assez
difficiles à réunir , ou du moins , à
ioutenir long • tems ; mais qu’il est
certain que l’on ne peut séparer un
moment , ni dans son coeur ni dans
sa conduite , sans tomber aussi-tôt
dans les indécences les plus cho*
quantes.

En voulons-nousavoirime preuve
sensible ? Séparons en effet ces deux
attentions dans tous les ordres de
l’Etat. Je suppose d’abord que cha-
cun rre se rende attentif qu’à i’inéga-
iité des conditions. , sans penser à
l’égalité de la nature ; qu’en arrir
vera-t-il ? Un Roi , oubliant qu’il
est homme , regardera sa royauté
comme son essence propre ; son
trôae comme une extension de son.
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