André, Yves Marie  
Essai Sur Le Beau (Band 2) — Paris, 1763 [Cicognara Nr. 1055B]

Seite: 93
DOI Seite: 10.11588/diglit.28207#0101
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S tr K LE B E A V . 91

être ; ses palais, ses domaines, tout
son empire comme incorporés à sa'
perlonne , sa personne comme nn;
Dieu sur la terre , ses peuples , par
eonséquent , non pas comme des
fujets dont il a droit d’exiger des
obéissances , mais eomme des escla-
ves, ou plutôt, comme des vi&imes
dont le sanglui doit hommage. C’est
l’idée qui a formé les Antiochus, le3
Tiberes, les Nérons, les Domitiens,
tant de monstres couronnés qui en-
sanglantent nos histoires.LesGrands
fubalternes , les Courtisans les plus
qualifiés, qui se voient tous Les jours
éclipsés par l’éclat du trône , en se-
ront eux - mêmes les plus serviles
adorateurs. Mais quand , ausortir
de la Cour, ils viendront àmesurer
la distance quiles sépare du commua
des peuples , cette considération ,,
qui n’est plus balancée par la pr.é~
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