André, Yves Marie  
Essai Sur Le Beau (Band 2) — Paris, 1763 [Cicognara Nr. 1055B]

Seite: 101
DOI Seite: 10.11588/diglit.28207#0109
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S U R L È Ë EAV'. i0i'
ilous point vû d’hommes obseurs
par leur naissance , qui ont sçu f®
frayer un c'nemin aux plus hautes
pîaces de ia robe & de l’épée ? Sem-
blables , permettez-moi cette com*
paraison , à certains vers indus*
trieux, qui , après avoir quelque
tems rampé sur la terre , prennent
peu à peu des aîles pour se mettre
au nombre des habitans de l’air.
Ces métamorphoses étonnantes sont
toujours une beauté dans l’ordre
physique , parce qiselles s’y font
toujours en regle. Et pourquoi n’en
seroient-elies pas une dans l’ordre
moral, pourvû qu’elles ne s’y fassent
que par les voies de l’honneur ?

II ne faut donc pas condamner un
usage reçu , où Ie public peut trou-;
ver son intérêt dans celui des parti-;
culiers. Ne seroit-ce pas même une
espece de cruauté, que d’envier aiu;
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