André, Yves Marie  
Essai Sur Le Beau (Band 2) — Paris, 1763 [Cicognara Nr. 1055B]

Seite: 120
DOI Seite: 10.11588/diglit.28207#0128
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îa naillance de Minerve , qui sortisi
toute armée de la tête de Jupiter,
il raconte celle des Graces , qui sor-
tirent de son cœur sous des figures
plus humaines. 11 en distingue trois 3
auxquelles il donne divers noms pour
les caraâériser , chacune par son
agrément particulier. La premiere ,
qu’il appelle Aglaïa , par le brillant ;
la seconde , qui est Euphrosyne, par
la douceur ; la troisieme , qui efl:
Thalie , par la vivacité , ou , selon
la propriété du mot Grec, par une
aménité semblableà celle d’unefleur
nouveliement éclose. Orphée leur
accorde ies mêmes attributs dans
un bel Hymne qu’il a fait à leur
honneur. Les Sculpteurs ôc les Pein-
tres , autre espece de Poëtes, mais
qui, en ces tems-là , étoient auiss
Philosophes , y ajouterent quelques
nouveaux traits, que Séneque *, &

* Scn. De Benes. L 1. c. J. après
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