André, Yves Marie  
Essai Sur Le Beau (Band 2) — Paris, 1763 [Cicognara Nr. 1055B]

Seite: 121
DOI Seite: 10.11588/diglit.28207#0129
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après lui, Natalis Comes , nous ont
conservés. Ils représentent ies trois
Graces d’une taille fine & déliée,
se tenant toutes par la main , tou-
jours riantes, &: toujours jeunes ;
mais en même tems toujours sages
& modestes , sur - tout décemment
vêtues, sans autre ornement de tête
qu’une belle chevelure, ôtsans autre
ajustement qu’une robe traînante ÿ
légère , & un peu diaphane , dont
ime élégante simplicité faisoit toute
la richefîe.

Tel étoit Ie tableau des Graces
que Socrate , le plus ingénieux des
anciens Philosophes , avoit fait ex-
poser dans la citadeüe d’Athènes , à
l’entrée du temple de Minerve. C’est-
là qu’il envoyoit ses disciples pour
apprendre la bonne grace à l’école
des Graces mêmes. Et en effet, à la
yùe de ces représentations symbo-

Partie //, L
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