André, Yves Marie  
Essai Sur Le Beau (Band 2) — Paris, 1763 [Cicognara Nr. 1055B]

Seite: 123
DOI Seite: 10.11588/diglit.28207#0131
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' S U R L E S E A U. IÎ3
îl ne faut pas demander pourquoi
on les peint modestes ? On les sup-
posoit toutes vierges : sans quoi, Ia
sage Minerve leseûtbientôtchassées
loin de son temple. Encore moins ,
faut-il demander pourquoi on les
représentoit décèmment vêtues ? Le
decorum est de ressence des Graces.

Mais après tout, Messieurs, ce
ri’est là que de Ia philosophie en
peinture. Voyons , si en examinant
les Graces par la nouvelle maniere
de philosopher, nous ne pourrons
point parvenir à des idées plus net-
tes & plus capables de nous éclairer :
sauf à revenir à notre tableau, quand
il ne se présentera rien de meilleur
à faire.

D’abord , que'IIe est Ia propre si-
gnification du mot de Grace ? Ne
vous étonnez pas , Messieurs , si j’en-
tre dans un examen philosophlque

Lij
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