André, Yves Marie  
Essai Sur Le Beau (Band 2) — Paris, 1763 [Cicognara Nr. 1055B]

Seite: 125
DOI Seite: 10.11588/diglit.28207#0133
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S V R L E B E A U. 125
seulement plaît à l’esprit , mais qiti
agrée au cœur. Et c’est ïa raison
pourquoi , dans notre Langue, le
mot de grace & celui d’agrément ont
loüjours paste pour synonyrrtes.

La question est maintenant de sça-
voir , quelle est la nature des graces
de la part des objets qu’on appelle
gracieux ?

Prenez-y garde. Nous disons de
la part des objets. Car nous ne
parlons ni de ces graces imaginaires ,
que chacun prête à qui bon iui sem»
ble , selon qu’il en est affe&é ; ni de
ces graces de pur caprice , dont îa
mode fait aujourd’hui un agrément
nécessaire , pour en faire demain un
désagrément insupportabie. Nous ne
parlons que des graces réell#s , qui
sont du goût général de la nature.

Mais avant que de répondre à Ia
question proposée, nous avons en-

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