André, Yves Marie  
Essai Sur Le Beau (Band 2) — Paris, 1763 [Cicognara Nr. 1055B]

Seite: 130
DOI Seite: 10.11588/diglit.28207#0138
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«3» É s s a î
qui s’offre à la vûe le plus agréa-
blemenî, c’est l’arc-en-ciel. Pour-
quoi n’a-t-il qu’à paroître , pour
s’attirer tant de speftateurs ? Et par
quel charme nous applique-t-il à le
considérer ? Ce n’est pas seulement
par l’élégance de sa figure circulaire :
on a vû des arcs-en-ciel tout blancs :
ôn en a vû d’entierement rouges ,
qui ont paru plus rares qu’agréables»'
Ce n’est pas non plus précisément
par la multitude de ses couleurs ; il
v a des pierreS ugurées qui en ont
davantage , & qui nous plaisent
moins. Ce n’est pas encore par Ie
grand nombre d’arcs diversement
colorés que l’on y distingue : fi on
îes distinguoit trop ; je veux dire,
leur séparation étoit tropbrusque,
leurs couleurs seroient trop tran-
chantes , contme s’expriment Ies
Peintres ; par conséquçnt ? elks
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